on déménage
>>>>>>> ici : http://www.atelierszaz.com/ <<<<<<
lundi 27 septembre 2010
jeudi 15 juillet 2010
ZAZ fanzine et reliure
Le ZAZ Fanzine et Reliure a eu lieu cette semaine. Au programme: rapide présentation de livres d'artistes et fanzines, explication des différentes reliures artisanales possibles, étapes de la fabrication d'un livre, et surtout, travaux pratiques: réalisation d'un carnet depuis le choix de papier jusqu'à la reliure.
Merci et bravo à vous tous. La professeure a adoré l'expérience d'enseignement et a bien envie de remettre ça au plus vite avec d'autres projets. Mais ne serait-ce pas encore la rumeur d'un ZAZ pochoir que j'entends?
Merci et bravo à vous tous. La professeure a adoré l'expérience d'enseignement et a bien envie de remettre ça au plus vite avec d'autres projets. Mais ne serait-ce pas encore la rumeur d'un ZAZ pochoir que j'entends?
Retour sur le ZAZ sieste
Merci à tous les siesteurs et organisateurs pour cette merveilleuse expérience de sieste collective.
Le docteur sieste vous remerie pour vos participations, qu'elles soient soufflées, sablées, bullées, enregistrées, imprimées, transportées, maquillées!!! C'était un beau moment, apaisant et collectif.
lundi 14 juin 2010
! SIESTE OBLIGATOIRE ! Dernière ligne droite avant un sommeil bien mérité!
Bonjour à tous,
Suite à la première réunion sur la sieste nous avons pris la décision d'organiser la sieste dimanche prochain le 20 juin, à 14h30, au Parc Lafontaine.
En résumant, voici ce qui se passera dimanche prochain:
Une réunion aura lieu jeudi prochain, à la maison, afin de finaliser l'intervention. Nous aborderons les questions suivantes:
JEUDI 17 JUIN / 19h30
Rencontre finale : SIESTE
http://commentcestzaz.blogspot.com/
Suite à la première réunion sur la sieste nous avons pris la décision d'organiser la sieste dimanche prochain le 20 juin, à 14h30, au Parc Lafontaine.
En résumant, voici ce qui se passera dimanche prochain:
- Une intervention de sieste aura lieu dans le parc Lafontaine.
- L'événement durera environ 1h30 / 2 heures et comprendra 45 minutes de sieste environ.
- La communication se fera de bouche à oreilles le jour même dans le parc, et avant cela par tous les moyens qui vous plairont si vous communiquez avant dessus ;)
- Des affiches et flyers seront également diffusés cette semaine dans Montréal pour annoncer l'événement.
Une réunion aura lieu jeudi prochain, à la maison, afin de finaliser l'intervention. Nous aborderons les questions suivantes:
- Recherche d'oreillers, de draps, de tissus, de chapeaux.
- Qui veut être, le temps de la sieste :
- Marchand de sable
- Hôte d'accueil
- Souffleur de rêve (Feisal + ?)
- Récupérateur de rêve
- Rabatteurs de participants
- Auto / transport du matériel
- Panneaux sieste
- Affiches / Flyers
JEUDI 17 JUIN / 19h30
Rencontre finale : SIESTE
http://commentcestzaz.
jeudi 3 juin 2010
mercredi 2 juin 2010
Alors ce ZAZ 5......
Est-ce que vous considérez qu'avoir un enfant c'est fondamental pour la féminité ?
des pauses ça faut du bien...
ça recommence avec l'identité...
ça commence à virer de bord...ou : comment les Canadiens font chier même nos ZAZs... ahahah !
des pauses ça faut du bien...
ça recommence avec l'identité...
ça commence à virer de bord...ou : comment les Canadiens font chier même nos ZAZs... ahahah !
jeudi 13 mai 2010
ZAZ 6 - Sieste obligatoire - Rencontre de préparation
Les Zateliers Zartistiques veulent investir l'espace public en organisant une grande sieste obligatoire dans un parc montréalais!L'objectif de cette rencontre est de préparer cette intervention. On veut créer l'inattendu, faire naître le point d'interrogation et la participation d'un maximum de personnes dans un grand ronflement collectif!!!
Cette soirée fera office de préparation et suivra les points suivants:
1. Présentation du projet,
2. Brassage d'idées pour organiser et encadrer l'événement. Quelles participations sont possibles dans le cadre de cette sieste?
Venez relax!
ZAZ 6 - Sieste obligatoire
Jeudi 27 mai 2010 - 19h30
vendredi 30 avril 2010
Le conflit femme mère de E. Badinter
<< Dans une civilisation où le "moi d'abord" est érigé en principe, la maternité est un défi, voire une contradiction. Ce qui est légitime pour une femme non-mère ne l'est plus quand l'enfant paraît. Le souci de soi doit céder la place à l'oubli de soi et au "je veux tout" succède le "je lui dois tout". Dès lors que l'on choisit de mettre un enfant au monde pour son plaisir, on parle moins de don que de dette. Du don de la vie de jadis, on est passé à une dette infinie à l'égard de celui que ni Dieu ni la nature ne nous impose plus et qui saura bien vous rappeler un jour qu'il n'a pas demandé à naître...
Plus on est libre de ses décisions, plus on a de responsabilités et de devoirs. >>
<< Il n'y a pas deux façons de vivre sa maternité, mais une infinité, qui interdit de parler d'un instinct fondé sur le déterminisme biologique. Celui-ci dépend étroitement de l'histoire personnelle et culturelle de chaque femme. Si nul ne nie l'intrication entre nature et culture, ni l'existence des hormones du maternage, l'impossibilité de définir un comportement maternel propre à l'espère humaine affaiblit la notion d'instinct et, avec elle, celle de "nature" féminine. L'environnement, les pressions sociales, l'itinéraire psychologique semblent toujours peser plus lourd que la faible voix de "notre mère nature". >>
Lire un résumé des points traités dans le livre, etc.
Plus on est libre de ses décisions, plus on a de responsabilités et de devoirs. >>
<< Il n'y a pas deux façons de vivre sa maternité, mais une infinité, qui interdit de parler d'un instinct fondé sur le déterminisme biologique. Celui-ci dépend étroitement de l'histoire personnelle et culturelle de chaque femme. Si nul ne nie l'intrication entre nature et culture, ni l'existence des hormones du maternage, l'impossibilité de définir un comportement maternel propre à l'espère humaine affaiblit la notion d'instinct et, avec elle, celle de "nature" féminine. L'environnement, les pressions sociales, l'itinéraire psychologique semblent toujours peser plus lourd que la faible voix de "notre mère nature". >>
Lire un résumé des points traités dans le livre, etc.
Quand le siège est baissé...
Les années 70 et la publicité.
La femme est un objet qui se range bien. Maintenant, c'est bien mieux. On fait directement appel à la puissance du moteur et à la virilité des conducteurs...
jeudi 29 avril 2010
Métro Montréal en l'an 2010
Sur la prostitution, une autre voix
Prostitution, hypocrisie et lobbying, par Patric Jean
LEMONDE.FR | 20.03.10 | 12h41 • Mis à jour le 20.03.10 | 12h42
Périodiquement ressurgit le débat sur la prostitution. Conférences, émissions, soirées thématiques, et un film documentaire prenant le parti de la légalisation de ce qu'ils appellent le plus vieux "métier" du monde.
La majorité des personnes prostituées sont plutôt issues de milieux défavorisés, et beaucoup ont connu un parcours semé de violences et de maltraitances de tous ordres. On connaît l'importance des trafics mafieux de la prostitution forcée. Et d'une certaine manière, tout le monde aujourd'hui semble d'accord sur ces points.
Pour le reste, deux camps se font face.
Celui de l'économie du proxénétisme tente d'influencer le monde politique pour rendre légal le commerce de la prostitution. Comme en Suisse, en Espagne, aux Pays-bas ou en Allemagne, des "supermarchés" pourraient avoir pignon sur rue et offrir aux clients des femmes à louer pour quelques instants. Elles seraient uniquement des "volontaires", employées légalement et traitées comme telles. Le proxénète est, dans ce cas, un chef d'entreprise.
Face à cela, des associations "abolitionnistes" se mobilisent, non contre les personnes prostituées (elles demandent d'ailleurs l'abolition de la loi sur le racolage qui criminalise celles-ci) mais dans l'exigence que la prostitution soit considérée comme une violence et non comme un "métier".
Toute la discussion va donc se porter sur les quelques femmes qui se prostitueraient "par choix". On peut, en effet, être surpris de voir des femmes choisir "librement" de pratiquer des dizaines de fellations par jour. Pourtant, le lobby pro-proxénétisme exerce actuellement un travail forcené à travers diverses associations pour faire croire à cette incongruité. Des femmes préféreraient cela au travail salarié et feraient donc ce choix raisonné. Certaines l'affirment publiquement, à la télévision, dans des films documentaires qui prennent le parti de les croire sur parole.
La relation sexuelle a quelque chose de particulier. Contrairement à d'autres types d'agressions où la gravité des séquelles physiques influencera la décision d'un tribunal, dans le cas du viol, même si la victime ne conserve aucune blessure physique, c'est sur un autre terrain que se portera le débat. L'intrusion non consentie dans le corps (le sexe) d'autrui est toujours considérée comme un crime. Les blessures psychologiques sont liées à ce que la sexualité est au cœur même de notre construction intime. On sait les suicides après de telles agressions. Le viol est maintenant considéré comme un crime, même commis par un mari. Ce qui le définit tient en un mot : le désir ou l'absence de désir et donc de consentement.C'est pourquoi l'on ne peut comparer l'action d'une femme qui assemble des pièces détachées en atelier et celle d'une femme qui loue son sexe ou sa bouche.
D'autre part, la prostitution fonctionne toujours selon une vision archaïque et clichée de la sexualité masculine qui serait impulsive, irrépressible, pulsionnelle contrairement à celle des femmes. En tant qu'homme, rien ne nous oblige à nous reconnaître dans cette description, et la majorité d'entre nous ne louera jamais le corps d'une femme prostituée au cours de sa vie. On peut même se déclarer en opposition totale avec ces clichés culturels tout en étant libertin. Cette vision de la sexualité féminine passive et sentimentale est évidemment remise en question aujourd'hui. Néanmoins, le débat sur la prostitution nous renvoie toujours à des arguments essentialistes très normatifs.
S'opposer aux idées pro-proxénétisme vous place dans le camp des puritains, des moralistes. On peut pourtant défendre une liberté sexuelle totale, comprenant le libertinage le plus complet, les pratiques sadomasochistes et autres encore, mais exiger que l'action se déroule uniquement entre adultes consentants. Serait-ce être moraliste ?
Ne pourrait-on exiger que cette totale liberté sexuelle se déroule uniquement en dehors de tractations financières, c'est-à-dire entre adultes consentants et désirants ? On connaît le rapport symbolique entre l'argent et le pouvoir. Bon nombre de clients prostitueurs ont différentes maîtresses mais prennent aussi plaisir à "payer pour ça". La transaction financière en est un bon symbole de pouvoir.
Bizarrement, on a toujours vu les conservateurs être les premiers à réclamer l'ouverture des bordels. Le mariage strict, l'hétérosexualité, la sexualité pudibonde à la maison mais les maisons closes pour se laisser aller. Un petit tour à confesse en passant et le tour est joué. L'hypocrisie est totale.
Autre argument, les femmes se prostitueraient dans le mariage. En faisant union avec un homme plus fortuné, bon nombre de femmes se prostitueraient, n'ayant pour leur conjoint plus de désir mais restant avec lui pour l'argent. L'argument est fallacieux car comment comparer la triste réalité du sexe triste, du couple qui ne se désire plus, à celle des femmes mettant dans leur corps le sexe de dizaines d'inconnus quotidiennement ?
Enfin, il est difficile de faire face aux témoignages de femmes prostituées défendant ouvertement ce qui les opprime. L'effet est bien connu des psychologues, il s'appelle le déni. Assumer une responsabilité dans sa propre exclusion est parfois plus facile à supporter que d'admettre que l'on est écrasé par un système social plus fort que nous. Une prostituée écrivait récemment : "Si je commence à me dire que mon unique fonction (…) consistait à être un dévidoir à foutre. Que mon outil de travail serait des sexes d'hommes mal nettoyés. Que j'allais passer mes après-midi à me frotter et à me nettoyer le cul comme une malade mentale avec un savon gynécologique antiseptique, (…) si un jour j'ai l'inconscience de regarder cette réalité et cette tristesse de ma vie, je sombre dans l'alcoolisme ou la dépression."
Nombreuses sont les femmes qui ont témoigné publiquement de leur "choix" avant de se rétracter tout aussi publiquement une fois qu'elles étaient sorties du milieu. "Comment avez-vous pu me croire ?", a dit Ulla, et bien d'autres à sa suite. Il y a deux ans, des personnes jadis prostituées ont réagi à la proposition d'ouvrir un centre légal de prostitution à Vancouver : "Nous croyons qu'aucun changement aux conditions et aux lieux dans lesquels nous avons été prostituées n'aurait pu réduire les torts [qui nous ont été causés] de manière significative. Et nous considérons au mieux comme une insulte de voir les torts que nous avons subis dans la prostitution normalisés en les rebaptisant 'travail'."
Celui de l'économie du proxénétisme tente d'influencer le monde politique pour rendre légal le commerce de la prostitution. Comme en Suisse, en Espagne, aux Pays-bas ou en Allemagne, des "supermarchés" pourraient avoir pignon sur rue et offrir aux clients des femmes à louer pour quelques instants. Elles seraient uniquement des "volontaires", employées légalement et traitées comme telles. Le proxénète est, dans ce cas, un chef d'entreprise.
Face à cela, des associations "abolitionnistes" se mobilisent, non contre les personnes prostituées (elles demandent d'ailleurs l'abolition de la loi sur le racolage qui criminalise celles-ci) mais dans l'exigence que la prostitution soit considérée comme une violence et non comme un "métier".
Toute la discussion va donc se porter sur les quelques femmes qui se prostitueraient "par choix". On peut, en effet, être surpris de voir des femmes choisir "librement" de pratiquer des dizaines de fellations par jour. Pourtant, le lobby pro-proxénétisme exerce actuellement un travail forcené à travers diverses associations pour faire croire à cette incongruité. Des femmes préféreraient cela au travail salarié et feraient donc ce choix raisonné. Certaines l'affirment publiquement, à la télévision, dans des films documentaires qui prennent le parti de les croire sur parole.
La relation sexuelle a quelque chose de particulier. Contrairement à d'autres types d'agressions où la gravité des séquelles physiques influencera la décision d'un tribunal, dans le cas du viol, même si la victime ne conserve aucune blessure physique, c'est sur un autre terrain que se portera le débat. L'intrusion non consentie dans le corps (le sexe) d'autrui est toujours considérée comme un crime. Les blessures psychologiques sont liées à ce que la sexualité est au cœur même de notre construction intime. On sait les suicides après de telles agressions. Le viol est maintenant considéré comme un crime, même commis par un mari. Ce qui le définit tient en un mot : le désir ou l'absence de désir et donc de consentement.C'est pourquoi l'on ne peut comparer l'action d'une femme qui assemble des pièces détachées en atelier et celle d'une femme qui loue son sexe ou sa bouche.
D'autre part, la prostitution fonctionne toujours selon une vision archaïque et clichée de la sexualité masculine qui serait impulsive, irrépressible, pulsionnelle contrairement à celle des femmes. En tant qu'homme, rien ne nous oblige à nous reconnaître dans cette description, et la majorité d'entre nous ne louera jamais le corps d'une femme prostituée au cours de sa vie. On peut même se déclarer en opposition totale avec ces clichés culturels tout en étant libertin. Cette vision de la sexualité féminine passive et sentimentale est évidemment remise en question aujourd'hui. Néanmoins, le débat sur la prostitution nous renvoie toujours à des arguments essentialistes très normatifs.
S'opposer aux idées pro-proxénétisme vous place dans le camp des puritains, des moralistes. On peut pourtant défendre une liberté sexuelle totale, comprenant le libertinage le plus complet, les pratiques sadomasochistes et autres encore, mais exiger que l'action se déroule uniquement entre adultes consentants. Serait-ce être moraliste ?
Ne pourrait-on exiger que cette totale liberté sexuelle se déroule uniquement en dehors de tractations financières, c'est-à-dire entre adultes consentants et désirants ? On connaît le rapport symbolique entre l'argent et le pouvoir. Bon nombre de clients prostitueurs ont différentes maîtresses mais prennent aussi plaisir à "payer pour ça". La transaction financière en est un bon symbole de pouvoir.
Bizarrement, on a toujours vu les conservateurs être les premiers à réclamer l'ouverture des bordels. Le mariage strict, l'hétérosexualité, la sexualité pudibonde à la maison mais les maisons closes pour se laisser aller. Un petit tour à confesse en passant et le tour est joué. L'hypocrisie est totale.
Autre argument, les femmes se prostitueraient dans le mariage. En faisant union avec un homme plus fortuné, bon nombre de femmes se prostitueraient, n'ayant pour leur conjoint plus de désir mais restant avec lui pour l'argent. L'argument est fallacieux car comment comparer la triste réalité du sexe triste, du couple qui ne se désire plus, à celle des femmes mettant dans leur corps le sexe de dizaines d'inconnus quotidiennement ?
Enfin, il est difficile de faire face aux témoignages de femmes prostituées défendant ouvertement ce qui les opprime. L'effet est bien connu des psychologues, il s'appelle le déni. Assumer une responsabilité dans sa propre exclusion est parfois plus facile à supporter que d'admettre que l'on est écrasé par un système social plus fort que nous. Une prostituée écrivait récemment : "Si je commence à me dire que mon unique fonction (…) consistait à être un dévidoir à foutre. Que mon outil de travail serait des sexes d'hommes mal nettoyés. Que j'allais passer mes après-midi à me frotter et à me nettoyer le cul comme une malade mentale avec un savon gynécologique antiseptique, (…) si un jour j'ai l'inconscience de regarder cette réalité et cette tristesse de ma vie, je sombre dans l'alcoolisme ou la dépression."
Nombreuses sont les femmes qui ont témoigné publiquement de leur "choix" avant de se rétracter tout aussi publiquement une fois qu'elles étaient sorties du milieu. "Comment avez-vous pu me croire ?", a dit Ulla, et bien d'autres à sa suite. Il y a deux ans, des personnes jadis prostituées ont réagi à la proposition d'ouvrir un centre légal de prostitution à Vancouver : "Nous croyons qu'aucun changement aux conditions et aux lieux dans lesquels nous avons été prostituées n'aurait pu réduire les torts [qui nous ont été causés] de manière significative. Et nous considérons au mieux comme une insulte de voir les torts que nous avons subis dans la prostitution normalisés en les rebaptisant 'travail'."
Mais alors, pourquoi tant d'associations, de militants, de cinéastes derrière la cause des proxénètes ? Car c'est bien eux qui récoltent les principaux bénéfices économiques.
J'y vois trois raisons principales : la mode, la déviance et l'argent.
La majorité des Français, y compris chez les Verts récemment, tombent dans le piège de ce qui peut sembler un "mieux" pour les personnes prostituées. Un centre contrôlé par les inspecteurs du travail et de l'hygiène plutôt que le bois de Boulogne. Cette idée semble progressiste et branchée. Ce choix relève évidemment d'une totale méconnaissance du sujet qui n'a jamais été un obstacle pour s'exprimer.
La deuxième raison pour s'afficher publiquement, voire cinématographiquement dans cette mouvance relève de l'argumentaire utile à justifier ses propres déviances sexuelles. On construit un discours politique qui masque des comportements que l'on ne pourrait expliquer autrement. Parfois même à ses propres yeux. A nouveau le déni.
Enfin, l'argent. Imaginons un instant que des personnes prennent la parole pour reprendre mot pour mot les arguments de l'industrie pharmaceutique ou des cigarettiers. Ne soupçonnerions-nous pas cette parole d'être remerciée par quelques émoluments ou petits cadeaux ? Pourquoi traiter différemment le lobby des proxénètes alors qu'il représente des intérêts financiers colossaux, avec des sociétés multinationales et parfois cotées en Bourse ?
Enfin et pour conclure, l'argument le plus révoltant du lobby pro-proxénétisme est celui des personnes handicapées. Peut-on les priver d'une vie sexuelle que seule une personne prostituée pourrait leur vendre ? Les pires intentions trouvent toujours une noble cause pour se justifier. Un jeune homme paraplégique a récemment offert la réponse lors d'un débat public dans un cinéma. Assis dans sa chaise qu'il actionne du menton, il a déclaré : "Quel que soit mon handicap, jamais je n'humilierai une femme pour mon plaisir."
Il s'agit bien de cela.
Patric Jean est cinéaste, auteur de "La Domination masculine".
J'y vois trois raisons principales : la mode, la déviance et l'argent.
La majorité des Français, y compris chez les Verts récemment, tombent dans le piège de ce qui peut sembler un "mieux" pour les personnes prostituées. Un centre contrôlé par les inspecteurs du travail et de l'hygiène plutôt que le bois de Boulogne. Cette idée semble progressiste et branchée. Ce choix relève évidemment d'une totale méconnaissance du sujet qui n'a jamais été un obstacle pour s'exprimer.
La deuxième raison pour s'afficher publiquement, voire cinématographiquement dans cette mouvance relève de l'argumentaire utile à justifier ses propres déviances sexuelles. On construit un discours politique qui masque des comportements que l'on ne pourrait expliquer autrement. Parfois même à ses propres yeux. A nouveau le déni.
Enfin, l'argent. Imaginons un instant que des personnes prennent la parole pour reprendre mot pour mot les arguments de l'industrie pharmaceutique ou des cigarettiers. Ne soupçonnerions-nous pas cette parole d'être remerciée par quelques émoluments ou petits cadeaux ? Pourquoi traiter différemment le lobby des proxénètes alors qu'il représente des intérêts financiers colossaux, avec des sociétés multinationales et parfois cotées en Bourse ?
Enfin et pour conclure, l'argument le plus révoltant du lobby pro-proxénétisme est celui des personnes handicapées. Peut-on les priver d'une vie sexuelle que seule une personne prostituée pourrait leur vendre ? Les pires intentions trouvent toujours une noble cause pour se justifier. Un jeune homme paraplégique a récemment offert la réponse lors d'un débat public dans un cinéma. Assis dans sa chaise qu'il actionne du menton, il a déclaré : "Quel que soit mon handicap, jamais je n'humilierai une femme pour mon plaisir."
Il s'agit bien de cela.
Patric Jean est cinéaste, auteur de "La Domination masculine".
Society for Cutting Up Men !!!
Bonjour à toutes,
Pour ma première participation aux ZAZ, je vous propose un texte controversé...
Il s'agit du SCUM Manifesto de Valérie Solanas (aïe aïe aïe !). Ce texte fit, bien sûr, scandale et Valérie Solanas n'est pas précisement un personnage dont le féminisme est fier (c'est elle qui a tiré sur Andy Warhol dans le but de l'assassiner et elle fut abonnée aux hopitaux psychiatriques).
Le texte est méchant, totalement méchant, mais qu'est-ce qu'il m'a fait rire ! J'en ai oublié que j'avais à faire à un texte écrit par une psychiatrisée et ai eu l'impression que c'était une pièce d'anthologie humoristique, une belle parodie de tous ces textes misogynes que nous avons pu lire, une parodie des théories de ce cher Freud, mais en version féminine !
Alors, je suis juste curieuse de savoir si vous n'y voyiez que le texte d'une féministe enragée, folle furieuse qui plus est, ou si comme moi vous n'avez pu réprimer un sourire devant ce cauchemar à masculiniste et trouver des perles glissées parmi cette parole de l'extrême.
Faut-il réhabiliter le SCUM manifesto ?
Pour télécharger le SCUM Manifesto : http://infokiosques.net/article.php3?id_article=4
Dans un autre ordre d'idée ci-dessous une chanson sur la théorie freudienne de l'angoisse de la castration...
Dites-nous les gars, avez-vous peur du con denté ?
Pour ma première participation aux ZAZ, je vous propose un texte controversé...
Il s'agit du SCUM Manifesto de Valérie Solanas (aïe aïe aïe !). Ce texte fit, bien sûr, scandale et Valérie Solanas n'est pas précisement un personnage dont le féminisme est fier (c'est elle qui a tiré sur Andy Warhol dans le but de l'assassiner et elle fut abonnée aux hopitaux psychiatriques).
Le texte est méchant, totalement méchant, mais qu'est-ce qu'il m'a fait rire ! J'en ai oublié que j'avais à faire à un texte écrit par une psychiatrisée et ai eu l'impression que c'était une pièce d'anthologie humoristique, une belle parodie de tous ces textes misogynes que nous avons pu lire, une parodie des théories de ce cher Freud, mais en version féminine !
Alors, je suis juste curieuse de savoir si vous n'y voyiez que le texte d'une féministe enragée, folle furieuse qui plus est, ou si comme moi vous n'avez pu réprimer un sourire devant ce cauchemar à masculiniste et trouver des perles glissées parmi cette parole de l'extrême.
Faut-il réhabiliter le SCUM manifesto ?
Pour télécharger le SCUM Manifesto : http://infokiosques.net/article.php3?id_article=4
Dans un autre ordre d'idée ci-dessous une chanson sur la théorie freudienne de l'angoisse de la castration...
Dites-nous les gars, avez-vous peur du con denté ?
mercredi 28 avril 2010
''Les femmes séduisent les hommes pour avoir des enfants'' (1/2)
documentaire sur Judith Buttler
-> Il y a 6 parties...
Ce n'est pas du tout un bijoux artistique mais ca nous permet de connaitre un peu sa pensée.
Contribution de Mayra
The Moon Inside You
Un documentaire de Diana Fabianova
2009 - France/Espagne - 75 minutes - HDV
« Comme de nombreuses femmes, Diana souffre de règles douloureuses, tous les mois, depuis des années. Chaque nouveau cycle est l’occasion de se poser la même question : "Si je suis en bonne santé, comment expliquer la douleur et l’abattement ?"
Débute ainsi une quête opiniâtre, d’abord innocente et personnelle, puis émouvante et universelle aux racines mêmes de la féminité. À travers la remise en question d’un des plus anciens tabous de notre société judéo-chrétienne, "Moon Inside You" propose ainsi une déconstruction systématique et iconoclaste de la place de la femme dans nos sociétés, ou plutôt, de celle qu’on souhaite lui assigner.
Le film mélange des points de vue très divers : ceux d’universitaires reconnus dans les domaines de la biologie, sociologie, philosophie, histoire et anthropologie ; les croyances, traditions et mythologies ; enfin, les discours publicitaires et représentations cinématographiques, qui participent pour partie de notre inconscient collectif.
En miroir au questionnement de la réalisatrice, une jeune fille de 12 ans nous livre aussi ses pensées à travers un journal intime filmé. Sur le point d’avoir ses règles, Dominika nous confie ses angoisses et attentes concernant sa féminité en devenir.
L’approche, créative et volontiers humoristique, permet d’explorer les questions relatives à la condition féminine, de manière contemporaine, avec finesse et légèreté, sans rien omettre de leur complexité.»
Pour aller plus loin sur le documentaire:
- Le site du film: http://www.mooninsideyou.com/
- Un article sur arte: http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Femmes/2467036.html
Contribution de Mel.
Inscription à :
Articles (Atom)




















