vendredi 30 avril 2010

Le conflit femme mère de E. Badinter

<< Dans une civilisation où le "moi d'abord" est érigé en principe, la maternité est un défi, voire une contradiction. Ce qui est légitime pour une femme non-mère ne l'est plus quand l'enfant paraît. Le souci de soi doit céder la place à l'oubli de soi et au "je veux tout" succède le "je lui dois tout". Dès lors que l'on choisit de mettre un enfant au monde pour son plaisir, on parle moins de don que de dette. Du don de la vie de jadis, on est passé à une dette infinie à l'égard de celui que ni Dieu ni la nature ne nous impose plus et qui saura bien vous rappeler un jour qu'il n'a pas demandé à naître...
Plus on est libre de ses décisions, plus on a de responsabilités et de devoirs.
>>

<< Il n'y a pas deux façons de vivre sa maternité, mais une infinité, qui interdit de parler d'un instinct fondé sur le déterminisme biologique. Celui-ci dépend étroitement de l'histoire personnelle et culturelle de chaque femme. Si nul ne nie l'intrication entre nature et culture, ni l'existence des hormones du maternage, l'impossibilité de définir un comportement maternel propre à l'espère humaine affaiblit la notion d'instinct et, avec elle, celle de "nature" féminine. L'environnement, les pressions sociales, l'itinéraire psychologique semblent toujours peser plus lourd que la faible voix de "notre mère nature". >>

Lire un résumé des points traités dans le livre, etc.

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